• Régulation de la température des ruches

    Encore une faculté acquise par la loi de l'évolution...WASHINGTON (AFP) - La diversité génétique des abeilles est un facteur important dans la régulation de la température des ruches, selon une étude à paraître vendredi dans la revue américaine Science.Les abeilles ouvrières règlent la température en faisant sortir l'air chaud avec leurs ailes lorsque la température est trop élevée et se rassemblent pour créer de la chaleur métabolique lorsque la température devient trop basse, explique l'équipe de chercheurs dirigée par Julia Jones de l'Université de Sydney en Australie et à l'origine de l'étude.Les ouvrières individuelles ont des thermostats internes fixés à des niveaux différents, ce qui fait que certaines abeilles commencent à éventer l'air à des températures légèrement différentes, ajoutent les chercheurs.Cette réponse graduelle fait en sorte que la colonie n'est pas toujours en train d'alterner entre chaud et froid.Selon l'équipe de chercheurs, la grande diversité génétique des ouvrières détermine le réglage de leurs thermostats individuels.

  • Adaptation du comportement des vautours ?

    Il semble que les vautours des Pyrénées s'attaquent maintenant aux bêtes vivantes, ce que contestent cependant les responsables du Parc national des Pyrénées. Si cette information devait se vérifier, elle pourrait s'expliquer par une adaptation nécessaire des vautours en fonction d'une modification de leurs conditions de vie, qui pourraient influer sur leur instinct et se transmettre de génération en génération jusqu'à se généraliser en terme de comportement de l'espèce. En effet, les vautours sont de plus en plus nombreux sur ce territoire. Nourris par l'homme, protégés par ses lois, ils se sont multipliés par dix en trois décennies pour atteindre une population de plus de 500 couples aujourd'hui en France et de plus de 19000 en Espagne. Son écosystème est bouleversé par l'homme, et par la multiplication de l'espèce pour laquelle la charogne qui constitue son ordinaire vient à manquer. On fait disparaître pour des raisons sanitaires les carcasses des bêtes mortes sans attendre le passage des charognards. La concurrence est rude, ce qui expliquerait cette évolution vers d'autres formes de recherche de nourriture, pour assurer leur survie. Voici comment la modification de l'environnement peut modifier l'instinct d'une espèce vivante... A moins que ces informations ne soient que des rumeurs diffusées par les chasseurs en manque de gibier ! L'avenir nous l'apprendra sans doute.