• Et si c'était vrai...

    Un récit qui tient du fantastique, comme son titre l'indique, laissant planer le doute... Une occasion pour l'auteur d'aborder un thème éthique : l'euthanasie, et toutes les difficultés de décision qu'une mère rencontre face aux arguments de bon sens, mais aussi économiques, du corps médical. Un sujet d'actualité en France, où l'on n'a toujours pas franchi le pas, contrairement à la Belgique. Une histoire d'amour cependant, au-delà du rationnel, entre un locataire et la fille de sa propriétaire. Rien d'exceptionnel jusque là, sauf que cette jeune fille est dans le coma, et que c'est son double, son esprit entouré d'un corps plus ou moins virtuel, qui hante l'appartement qu'elle occupait précédemment. Un roman romantique, plein d'émotions et de suspense. Un amour impossible ? C'est le premier roman de Marc Levy, dont Steven Spielberg a acheté les droits d'adaptation. Espérons que le nouveau Chevalier de la Légion d'honneur ne laissera pas ce projet au placard...

  • Sans antivirus, un PC ne survivrait que 20 minutes

    LExpansion.com 18/08/2004 : "Avec la multiplication des virus sur la toile, la durée de vie des PC qui ne sont pas protégés contre ces attaques a été divisée par deux lors des six premiers mois de 2004, passant de 40 à 20 minutes. Les éditeurs de logiciels proposent à leurs clients des patchs correctifs permettant de protéger leurs machines contre les virus. Mais selon l’institut américain SANS Institute, qui a réalisé cette étude, le téléchargement de ces fameux patchs dépasse fréquemment les 20 minutes." Alors, c'est décidé ? Vous échangez votre PC pour un Mac ?

  • Le père de nos pères

    Ce livre de Bernard Werber, bien dans la lignée des polars scientifiques de la trilogie des fourmis, est une quête de nos origines entreprise par deux journalistes à la suite d'un meurtre mystérieux. Ils cherchent ce fameux chaînon manquant qui intrigue l'homme contemporain, qui cherche à répondre à une des trois questions fondamentales: d'où venons-nous ? (avant qui suis-je ? et où vais-je ?) Le livre donne l'occasion à l'auteur de passer en revue de nombreuses hypothèses, plausibles pour certaines, mais aussi farfelues ou mythologiques pour d'autres. Comme dans la Révolution des fourmis, ce roman propose une méthode intéressante pour améliorer notre société, sinon notre monde. L'arbre des futurs est un outil qui consiste à réunir sur un dessin du type arbre généalogique toutes les hypothèses de futurs possibles, afin de choisir parmi ces propositions celles qui ouvriront aux générations à venir un développement durable, optimal, débouchant sur une véritable homéostasie (un équilibre parfait, autrement dit) entre l'Homme et l'environnement (animal, végétal et minéral). Cette idée m'a fait penser au livre présenté ci-dessous, d'E.E. Schmitt ("La part de l'autre"), où l'auteur utilise cette forme littéraire qu'est l'uchronie, revisitant l'histoire. Tout en étudiant nos origines, B. Werber visite le futur, et l'intérêt est qu'ici le choix reste possible, car il s'agit de se construire son cadre de vie et celui de ceux et celles qui nous suivront... Quel avenir allons-nous choisir ? L'intérêt immédiat, à n'importe quel prix, ou le bénéfice différé, mais générateur d'un univers où il fera bon vivre pendant de nombreuses générations ?

  • Le port de Calvi

    Allez, comme promis et pour se consoler de l'actualité... petit retour sur les vacances !

  • Le Pape à Lourdes

    Le 15 août est tout particulièrement funeste cette année. Non seulement il tombe un dimanche, ce qui nous prive d'un jour de congé, mais en plus il est marqué par une visite du papa de l'église romaine, qui n'a pas de "lourde" que la ville qu'il fréquente en compagnie du Président de la République - laïque - française. Les deux chefs d'état comparent leurs mains lavées de tout soupçon... Chirac rappelle dans son discours que Lourdes a rendu espoir à tout le monde... chrétien, ce qui lui permet quand même de ne pas englober la totalité de l'humanité comme pourrait l'espérer son vis-à-vis, qui pour sa part en profite pour rappeler sa position quant aux effets "mortels et délétères" du féminisme, bien sûr au sein de l'église, mais aussi dans le monde, et là il bafoue de nouveau toute éthique laïque en voulant imposer les valeurs chrétiennes à l'humanité tout entière. Selon le Vatican, la femme doit être vénérée telle une déesse mère (tiens, je croyais que le christianisme était monothéiste), mais doit se limiter, je cite, à "vivre pour l'autre et grâce à lui...", l'assurant de "sa disponibilité à l'écoute, à l'accueil, à l'humilité, à la fidélité, à la louange et à l'attente"!!! Non mais bon sang, comment de telles représentations de la femme peuvent-elles encore mobiliser une communauté occidentale - fût-elle religieuse - aujourd'hui, sans tomber dans le ridicule aux yeux des fidèles ? Est-ce pour évangéliser le monde musulman que les chrétiens se battent ainsi sur leur terrain des discriminations sexuelles éhontées ? Lourde en effet, cette caricature des visées réactionnaires de l'église... On comprend qu'un parti s'en revendiquant par le passé ait décidé d'en enlever toute référence dans son appellation, même si le terme "humaniste" n'est pas en contradiction avec l'objectif ultime d'uniformisation globale des valeurs chrétiennes, à l'échelle de la planète ! Le processus de mondialisation n'est pas que capitaliste, n'est-ce pas ? (Photo AP, dans Le Soir virtuel du 14/8). A ce sujet, je ne saurais trop vous conseiller l'éditorial de Stéphane Renard, "Vieux démons", dans le Vif/L'Express du 13/8/2004.

  • La part de l'autre

    Eric-Emmanuel Schmitt, dans ce Livre de Poche n° 15537 (2003) de 503 pages, prend le risque de dépeindre Hitler comme un être finalement banal, accidentellement devenu un monstre par une frustration non résolue : il fut recalé à l'Académie des Arts de Vienne, et s'estime alors victime d'une injustice, son talent n'étant pas reconnu à sa juste valeur. Commence alors une chute aux enfers, que seule la guerre va interrompre, lui rendant sa raison de vivre, et permettant une ascension irrésistible dans la hiérarchie allemande. Le défit d'E-E. Schmitt est d'imaginer en parallèle ce même personnage dans un nouvel itinéraire de vie, à partir du moment où il aurait été accepté au sein de l'Académie, ce qui lui aurait permis une reconnaissance comme peintre, une guérison de ses frustrations sexuelles grâce à son contemporain : Freud. Je ne vous livrerai pas la conclusion de ce livre indispensable, mais elle est terriblement interpellante pour chacun! Ce roman utilise une technique imaginaire que l'on appelle l'uchronie, qui consiste à reconstruire l'histoire en fonction d'événements qui se seraient passés différemment ou n'auraient pas eu lieu. Quelques exemples sur la page http://www.noosfere.com/heberg/mota/introduction.htm

  • Calvi, en Corse du Nord

    Voici la première photo que je vous propose, vue de notre chambre sur Calvi-sud, sauvage, qui contraste avec le port de plaisance que je vous montrerai plus tard ou que vous pouvez voir sur le site http://www.photomania.com/hpersain/?1