La femme, étalon de la démocratie

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Cet aphorisme n’est pas qu’un clin d’œil. Si l’on situe la discrimination de genre comme la plus répandue au monde puisqu’elle touche potentiellement plus de la moitié de l’humanité, qu’elle n’épargne aucune nation, quelle est une menace pour toute société, au sein même de chaque famille, nous ne pouvons qu’admettre la condition féminine en tant qu’archétype du respect du principe d’égalité d’un peuple et de son degré d’évolution.

Le combat pour l’égalité des genres ne peut donc se cantonner aux associations féminines et féministes. Il s’impose à tous ceux et toutes celles qui défendent les droits humains et poursuivent les idéaux d’égalité, de démocratie, de fraternité et… de sororité. (Notre lexique, reflet de notre culture, a lui-même bien du mal à considérer l’élément féminin sur le même pied que l’élément masculin !)

Et si nous ajoutons à l’argument d’universalisme de la question d’égalité entre hommes et femmes, la fonction remplie par les religions dans l’asservissement de la gent féminine aux détenteurs mâles de la vérité, il est plus évident encore que la mouvance laïque s’investisse dans cette lutte. Elle s’y emploie par ailleurs en parfaite cohérence avec son engagement contre l’extrême droite. La vision rétrograde, méprisante, hostile que celle-ci manifeste à l’égard de la femme constitue une des caractéristiques transversales majeures des ces idéologies haineuses et machistes.

Voilà pourquoi, s’il fallait justifier de notre engagement dans cette quête d’égalité, l’ensemble des services du CAL Province de Liège et un grand nombre d’associations fédérées dans les trois régions (Liège, Huy-Waremme et Verviers) de la Province, on souhaité s’impliquer dans cette cause, dans la phase de préparation et de réflexion ainsi que lors de la journée du 17 novembre, portés par l’élan des congrès précédents. En 1997, nous osions réaffirmer notre désir d’utopie, moteur de changement social. En 2002, nous lancions le pari d’une société empreinte d’humanisme, de solidarité, en évoquant le besoin incontournable de laïcité dans la cité. En 2007, nous nous attaquons à l’obstacle qui gangrène l’humanité depuis les origines et osons opposer aux arguments réducteurs et réactionnaires de respect des lois de la nature, des conceptions liées à l’intelligence et à l’amour de l’autre, plutôt qu’aux rapports de force et de domination. Et nous affirmons haut et fort que la laïcité est un atout pour les femmes, partant, pour l’humanité entière.

Venez prolonger la réflexion avec nous lors du congrès du 17/11. Cliquez sur le visuel pour obtenir tous les renseignements voulus.

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