• La gloire n'est pas contraire à la raison, mais peut en naître. (Proposition LVIII)

    Ce que l'on appelle vaine gloire est la satisfaction intérieure que favorise la seule opinion de la foule ; cette opinion cessant, la satisfaction cesse également, c'est-à-dire le souverain bien que chacun aime. D'où vient que celui qui est fier de l'opinion de la foule, quotidiennement soucieux, s'efforce, travaille et s'applique à conserver sa réputation. La foule, en effet, est diverse et inconstante, et si on ne maintient sa réputation, elle se perd vite. Bien plus, comme tous désirent attirer les applaudissements de la foule, chacun est toujours prêt à étouffer la réputation d'autrui ; et donc, puisqu'il s'agit d'un combat sur ce qu'on estime le souverain bien, il naît une furieuse envie de s'accabler les uns les autres par n'importe quel moyen, et celui qui enfin sort victorieux est plus fier d'avoir nui à autrui que d'avoir été utile à soi-même. Cette gloire ou satisfaction est donc réellement vaine, parce qu'elle n'est rien.

    Spinoza, L'Ethique, De la servitude humaine.

  • L'orgueilleux aime la présence des parasites et des flatteurs, mais il hait celle des âmes généreuses. (Proposition LVII)

    L'orgueil est la joie qui naît de ce que l'homme a de soi une meilleure opinion qu'il n'est juste ; et l'homme orgueilleux s'efforcera, autant qu'il peut, de favoriser cette opinion ; ainsi les orgueilleux aimeront la présence des parasites ou des flatteurs, et fuiront celle des âmes généreuses, qui ont d'eux l'opinion qui est juste.

    Spinoza, L'Ethique, De la servitude humaine.

     

  • Dieudonné en procès

    L'humoriste s'est vu accuser d'injures racistes pour avoir invité Robert Faurisson, révisionniste emblématique, à monter sur scène pour recevoir le prix de l'infréquentabilité et de l'insolence des mains d'une personne déguisée en déporté juif. Si nous ne pouvons que nous réjouir de voir la justice combattre des actes racistes, les attendus du parquet de Paris nous laissent pantois : "Injures commises à l'encontre d'une religion" ! Ce n'est pourtant pas la religion juive que les nazis ont voulu exterminer, mais bien le peuple juif. La nuance est d'importance, car ou s'arrêtera la justice si elle combat ainsi les atteintes à la respectabilité des religions ? L'Holocauste ne constituait pas un enjeux antireligieux, mais bien raciste, non ?

  • Rwanda, 15 ans déjà

    EnteteCALCOM

    Une minute de silence pour combattre l’oubli du génocide.
     
    Pour ne pas oublier l’horreur, pour ne pas reposer les consciences, pour penser à tout ce qui n’a pas été fait pour éviter le massacre, pour tout mettre en œuvre pour ne pas le revivre.
     
    Pour ne pas garder la fausse impression, que ça s’est passé très loin et pour des raisons auxquelles on serait totalement étranger.
     
    Le 6 avril 1994 ont commencé les massacres à l’encontre des Tutsi et des Hutu modérés, cette date correspondant à la mort du Président Juvénal Habyarimana.
    Les atrocités durèrent jusqu’en juin 1994.
     
    L’incapacité de réaction de cet ensemble flou qu’est la communauté internationale est insoutenable. Cette communauté n’a pas pu, n’a pas voulu intervenir… mais sait au moins se souvenir.
     
    C’est pourquoi le CAL appelle tous les membres de la communauté non confessionnelle, tous les démocrates, toutes les personnes attachées à la défense des droits de l’homme à faire un effort de mémoire et à respecter une minute de silence le 7 avril à 12h00 en souvenir des 800.000 enfants, femmes et hommes massacrés en 1994.
     
     
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